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Vous pouvez augmenter votre capacité d'emprunt

Les taux d’intérêt immobilier continuent leur descente, offrant une bouffée d’oxygène aux ménages souhaitant investir dans la pierre. Depuis le début de l’année, la diminution progressive des taux permet aux emprunteurs de revoir à la hausse leur capacité d’achat. Cette baisse se traduit concrètement par des gains de pouvoir d’emprunt, variant de 6000 € à 16 000 €, selon la durée et le montant des crédits contractés. Alors que l’année touche à sa fin, les prévisions demeurent optimistes : une nouvelle baisse des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) est attendue, ce qui pourrait maintenir cette dynamique jusqu’à la fin de l’année. Les primo-accédants, tout comme les autres profils, en ressentent déjà les effets, renforçant ainsi l’attractivité du crédit immobilier. Nous explorons dans cet article les raisons de la hausse de la capacité d’emprunt. 

Augmentation du budget des ménages due à la baisse des taux

La baisse des taux immobiliers amorcée dès janvier 2024 a permis à de nombreux ménages d’augmenter leur capacité d’emprunt en septembre 2024 et pour un même niveau de mensualité, il est désormais possible de solliciter des prêts plus importants.

Le gain potentiel varie selon la durée de l’emprunt et le montant du crédit demandé, avec des hausses allant de 6000 € à 16 000 €.

Pour une meilleure compréhension de cette évolution, voici un tableau qui présente l’impact des baisses de taux sur la capacité d’emprunt en fonction des mensualités.

Mensualité (€/mois) Durée du crédit (années) Taux (sept. 2023) Taux (sept. 2024) Gain de capacité d’emprunt (€)
1200 25 3,95% 3,30% 16 000
1500 20 3,85% 3,20% 12 500
1800 25 3,90% 3,25% 14 000

Depuis plusieurs mois, l’effet conjugué de la baisse des taux d’intérêt et de la diminution des exigences bancaires en termes d’apport personnel s’est traduit par un accroissement du pouvoir d’achat des ménages.

Actuellement, les meilleurs dossiers bénéficient de taux inférieurs à 3,30 %, un niveau qui semblait encore inaccessible il y a un an.

Plus spécifiquement, cette tendance a eu des conséquences directes sur les profils des primo-accédants, dont l’apport moyen a chuté de 12 % entre le deuxième trimestre 2023 et le deuxième trimestre 2024.
Là où il représentait 24 % du montant du prêt, il ne constitue plus que 22 % aujourd’hui, permettant ainsi à un plus grand nombre de ménages d’accéder à la propriété avec un apport plus modeste.

Les prévisions pour 2025 sont optimistes, avec une augmentation attendue de la distribution de crédits de 15 %.

Mensualités et intérêts en baisse par rapport à 2023

En comparant les conditions de septembre 2023 à celles de septembre 2024, les emprunteurs constatent une différence marquée dans les mensualités et les intérêts à verser.

Par exemple, pour un crédit de 300 000 € sur 25 ans, la mensualité hors assurance a chuté de 1 634 € à 1 526 €, soit une baisse de 108 €/mois.
Cette réduction représente également une économie de 32 400 € en intérêts sur la durée totale du prêt.

Cette baisse significative permet aux ménages de réduire le poids de leurs remboursements, tout en optimisant leur budget pour d’autres projets financiers ou personnels.
Quant aux établissements bancaires, leur mobilisation pour capter cette nouvelle clientèle devrait se poursuivre, avec des projections de hausse de la distribution de crédits de 15 % pour l’année à venir.

Cette période pourrait marquer une fenêtre d’opportunité pour ceux qui souhaitent profiter de la conjoncture favorable pour concrétiser leur projet immobilier.