Investissement immobilier locatif

En matière de placement immobilier, l’investissement locatif, dans le neuf ou dans l’ancien, permet de se constituer des compléments de revenus stables sur du long terme. C’est donc une solution idéale pour préparer sa retraite tout en disposant d’un patrimoine. Pour financer ce type de projet, le recours à un crédit immobilier est incontournable, sachant que l’État prévoit divers avantages fiscaux destinés aux particuliers éligibles. Zoom sur les principaux dispositifs d’aide à l’investissement locatif.

Le dispositif Denormandie : quèsaco ?

Destiné à l’investissement locatif dans l’ancien, ce dispositif fiscal est applicable depuis le 1er janvier 2019. Il consiste à réduire l’impôt sur le revenu des nouveaux propriétaires (personnes physiques) de biens à rénover, puis destinés à la location après les travaux.

Concrètement, le dispositif Denormandie concerne les habitations situées au cœur des municipalités et qui nécessitent des travaux de réhabilitation. Accessible jusqu’au 31 décembre 2021, il touche plus de 200 villes du Plan action Cœur de ville et certaines communes concernées par le projet de revitalisation du territoire.

Concernant la réduction d’impôt, elle oscille entre 12% et 21% de l’investissement selon la durée de la location : 6, 9 ou 12 ans. Pour bénéficier de cet avantage fiscal, l’acheteur doit respecter les conditions suivantes :

  • Le montant des travaux ne doit pas excéder le plafond de 300 000 euros ;
  • La valeur des rénovations doit atteindre 25% du total de l’intervention ;
  • Les travaux doivent être réalisés et facturés par une entreprise.

Le dispositif Pinel : de quoi s’agit-il ?

Contrairement au dispositif Denormandie, le dispositif Pinel s’adresse à l’investissement locatif dans le neuf et permet de bénéficier d’une réduction d’impôt. Mis en vigueur depuis le 1er septembre 2014 jusqu’au 31 décembre 2021, il s’adresse aux familles modestes ayant des difficultés à trouver un logement à louer dans les zones où les demandes de location sont plus fortes que les offres.

Quant à la réduction d’impôt, elle est calculée directement sur le prix d’achat du bien, dans la limite de 300 000 euros/an/par individu. Comme avec le dispositif Denormandie, le taux varie selon la durée de la location : 6, 9 ou 12 ans, soit respectivement de 12%, 18% ou 21% du coût de revient du logement.

Pour bénéficier de cette aide, il faut remplir quelques conditions :

  • Le logement doit être situé en zone A, A bis ou B1 ;
  • Il doit servir de résidence principale au locataire ;
  • Il doit être loué non meublé à un prix minoré de 20% sur le prix du marché actuel ;
  • La location doit avoir lieu au cours de l’année suivant la livraison du bien et doit durer au moins six ans ;
  • Les ressources du locataire doivent respecter la limite établie par le code général des impôts.

Si ces conditions sont respectées et que le locataire ne fait pas partie du foyer fiscal du propriétaire, le logement pourra être loué à un descendant (enfants) ou à un ascendant (parents).

Le dispositif Cosse : qu’est-ce que c’est ?

Aussi appelé « Louer abordable », le dispositif Cosse est accessible depuis le 1er janvier 2017 jusqu’au 31 décembre 2019. Destinée aux logements anciens ou récents, loués non meublés et affectés en tant que résidence principale des locataires, cette déduction fiscale consiste à soutenir l’offre sociale et solidaire en faisant appel au parc privé, notamment les biens vacants dans les zones tendues. *

En louant leur logement à des ménages modestes et à un niveau de loyer abordable, les propriétaires bénéficient d’une réduction entre 15% et 85% sur leurs revenus locatifs. Pour ce faire, ils doivent signer une convention avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) en s’engageant sur les modalités de location de leur logement.

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Comme avec les deux précédents dispositifs, quelques conditions doivent être respectées pour profiter de cette aide :

  • Le bien doit être loué tout au long de la durée de vie de la convention ;
  • Le locataire ne doit pas faire partie du foyer fiscal du propriétaire ;
  • La location n’est pas prévue avec l’ascendant ou le descendant des deux parties ;
  • Le logement est loué nu en tant que résidence principale.

Bon à savoir : si le propriétaire reçoit des aides pour les rénovations, la convention sera signée pour au moins neuf ans, contre six ans sans travaux.