Le collet des plantes est une zone charnière qui joue un rôle clé dans leur croissance. Situé à l’interface entre la tige et le système racinaire, il assure la transition entre les parties aériennes et souterraines du végétal. Pourtant, cette région est aussi l’une des plus vulnérables : une humidité excessive, un enfouissement trop profond ou des attaques de pathogènes peuvent rapidement compromettre la santé de la plante. Un flétrissement des feuilles, un jaunissement inexpliqué ou un arrêt de la croissance doivent alerter le jardinier sur un possible problème au niveau du collet. Savoir l’identifier et l’observer avec attention est indispensable pour préserver l’équilibre des cultures.
Préserver le collet pour éviter les maladies
Le collet est une partie fragile qui subit de multiples agressions et lors de la plantation, son enfouissement excessif dans un sol trop humide favorise la prolifération de champignons pathogènes et peut entraîner son pourrissement.
À l’inverse, une exposition trop marquée aux éléments extérieurs le fragilise face aux chocs thermiques et mécaniques. Une mauvaise gestion de cette zone se traduit souvent par une altération de la circulation des nutriments et de l’eau, compromettant ainsi la survie du végétal.
Les symptômes d’un collet atteint peuvent varier : flétrissement soudain, ralentissement de la croissance, brunissement ou noircissement des tissus. Une inspection minutieuse s’impose dès que ces signes apparaissent, sous peine de voir la plante dépérir.
Un point névralgique soumis à des tensions constantes
Bien qu’il ne remplisse pas une fonction physiologique spécifique, le collet est un véritable point de jonction subissant des contraintes multiples.
Il assure le passage de la sève brute vers la tige et doit supporter le poids de la plante ainsi que ses mouvements. Cette pression mécanique constante, combinée aux variations d’humidité du sol, en fait un point de fragilité particulièrement exposé aux maladies.
Observer et diagnostiquer un collet en détresse
Un collet affaibli se détecte grâce à quelques gestes simples d’observation :
- Dégager délicatement la terre autour de la base de la plante pour visualiser l’état du collet
- Gratter légèrement la surface des tissus pour vérifier leur consistance
- Couper longitudinalement la tige et examiner la moelle ainsi que les vaisseaux
- Analyser l’humidité du sol pour détecter un excès d’eau pouvant favoriser les champignons
Un collet en bonne santé doit être ferme et exempt de taches suspectes. L’apparition de lésions brunes, d’un gonflement anormal ou d’une pourriture humide indique souvent une attaque pathogène qu’il convient d’identifier au plus vite.
Pathologies du collet et facteurs de risque
Le collet est exposé à divers agents pathogènes qui, selon les conditions environnementales, peuvent provoquer des maladies graves.
Voici quelques manifestations fréquentes et leurs causes possibles :
Symptômes | Causes | Agents pathogènes |
---|---|---|
Pourriture humide et noircissement des tissus | Humidité excessive, sol mal drainé | Rhizoctonia solani, Pythium spp., Phytophthora spp. |
Tuméfactions et formation de nodules | Infection bactérienne, stress chimique | Rhizobium spp. |
Fissuration et épaississement du collet | Chocs thermiques, excès d’eau | Stress hydrique, dommages mécaniques |
Un sol bien drainé, une exposition modérée et une observation régulière du collet permettent d’éviter ces désagréments. En cas de doute, une intervention rapide est essentielle pour limiter les dégâts et préserver la santé des plantations.